La destruction des sols

La destruction des sols par le sur-piétinement a des conséquences dramatiques pour les pinèdes littorales. En effet, pour créer un litre de terre à partir de roches calcaires il faut dans le meilleur des cas 20 000 ans !

 

Un territoire fragile

Le développement du tourisme et la proximité des agglomérations engendrent des pressions multiples et intenses sur le littoral, qui s’accentuent à un rythme régulier et pèsent sur la biodiversité et la qualité de nos milieux. Ces pressions risquent à terme d’hypothéquer l’attractivité du patrimoine naturel et les activités qui en dépendent.

La croissance de la fréquentation marine et terrestre se traduit par des dégradations avérées sur le milieu naturel :

érosion du sol, régression de l’herbier de posidonie, pollution de l’eau des fonds de calanques... ce qui implique la nécessité de mieux gérer cette surfréquentation. Avec plus d'1,3 million de visiteurs par an (sur terre et en mer) sur 7 200 ha, le site classé des calanques est un des lieux les plus visités de France.

La multiplicité des activités sur certains sites emblématiques entraîne d’importants conflits d’usage mettant en danger les usagers.

Un milieu particulièrement sensible aux incendies

Il y a un grand feu en moyenne dans les Calanques tous les 15 ans contre 1 tous les 25 ans pour le département des Bouches-du-Rhône (hors territoire des Calanques). Une couronne urbaine génératrice de départs de feu, la sécheresse de la végétation, la fréquence des épisodes de vents violents expliquent cette situation. Le dernier grand feu en 1990 a détruit 3 500 ha sur 6 600 ha (périmètre Natura 2000).

Une pollution résiduelle des eaux de mer

En dépit des efforts conséquents de modernisation des stations d’épuration littorales – notamment station Géolide à Marseille (maîtrise d’ouvrage MPM) - les rejets des agglomérations restent la principale source de pollution marine. Ainsi, 20% des habitats marins du site classé des calanques (2 200 ha à 500m des côtes) sont en “bonne santé” et seulement moins de 2% en “excellente santé” (état de conservation biologique“défini par Natura 2000). Il s’agit des herbiers de posidonie éloignés des impacts anthropiques.

 

 

 

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